Vincent Martet, gérant de CDC Médianes

CDC Médianes

Une sélection de titres payante l’année passée pour ce spécialiste de la finance, premier de sa catégorie en 1997.

Pilotée par Vincent Martet, CDC Médianes obtient la meilleure progression de l’année (+25%). Très discret sur les raisons de son succès, Vincent Martet explique qu’il a su « éviter les écueils ». Tout juste, reconnaît-il avoir misé sur Belvédère, Sodice Expansion ou Distriborg.

D’autres OPCVM, à l’opposé, misent davantage sur les grosses valeurs moyennes. C’est notamment le cas des SICAV « paquebots » des grands réseaux, qui ne peuvent, en raison de la taille de leurs encours, se risquer sur les trop petites valeurs.

D’autres performances à noter

Cela leur a plutôt profité l’an dernier, comme en témoignent les performances de Natio Opportunités (+19.6%), Saint Honoré PME (+22%) ou AGF Invest (+24.8%) rappelle Vincent Martet. Cette dernière, une des stars de sa catégorie possède 64% de son actif investi en titres du règlement mensuel. Avec un portefeuille de sociétés à plus large capitalisation, dont les cours ont été souvent stimulés l’année passée par un nombres exceptionnel d’opérations financières.

Dominique Cyrot, la gestionnaire, avait, comme Vincent Martet, vu juste. Les résultats ont même dépassé ses espérances « 15% du portefeuille ont fait l’objet d’une OPA ou d’un rapprochement » explique la gérante. Elle prévoit que les plus fortes hausses seront le fait des entreprises les plus sensibles à la reprise de la croissance en Europe, notamment les entreprises de service qui profiteront en outre, de la poursuite de la tendance à la sous-traitance amorcée par les grandes firmes multinationales.

Une hausse à surveiller, selon Vincent Martet

La hausse des moyennes et petites valeurs n’est bien sûr pas gravée dans le marbre, rappelle Vincent Martet. La nervosité des marchés, qui devrait encore s’accentuer, plaide toujours en faveur des grands titres les plus liquides, que les investisseurs savent pouvoir vendre à tout moment sans trop de casse. D’où l’intérêt d’investir dans une Sicav comme celle de Vincent Martet.

Le rebond actuel, qui ressemble à s’y méprendre à celui que l’on pouvait observer en 1997, peut donc faire long feu. Miser sur le court terme, sur cette catégorie d’OPCVM, est donc un pari risqué, indique Vincent Martet. Sur une plus longue période, le choix est sans doute plus raisonnable et la période propice. Car, comme le souligne Pierre Despiney, fort de plus de vingt ans d’expérience sur les marchés français « les cours des petites valeurs souvent détenues pour partie par un actionnariat familial, ont tendance à s’apprécier au cours du premier trimestre, pour ensuite fléchir à partir d’août ou de septembre. Et à terminer l’année fiscale à des prix raisonnables. »

Mais de là à penser que des actionnaires minoritaires influenceraient l’évolution des titres de certaines sociétés familiales, dans l’objectif de minorer le montant de l’ISF dont ils doivent s’acquitter, il y a un pas qu’il se refuse à franchir…

Des performances exemplaires de la Sicav

Pour rappel, CDC Médianes, la Sicav gérée par Vincent Martet, fait partie des dix OPCVM jouant la reprise des petites valeurs françaises avec 28035 en fonds, + 77.66% de performances en seulement 3 ans soit une gestion très sélective et d’excellentes performances à court et à long terme.